L'Italie peut être fière de ses hôpitaux : pas moins de 41 de ses établissements figurent dans le dernier classement international des « World's Best Hospitals » — une distinction de prestige qui témoigne de la compétitivité du pays dans des disciplines médicales clés. Ce classement a été établi par l'hebdomadaire américain Newsweek en collaboration avec la plateforme d'études de marché et de données Statista.
Des phares à Milan, Rome et Bologne
Parmi les établissements les mieux notés, on trouve des noms reconnus tels que l'Ospedale Niguarda et le San Raffaele à Milan, le Policlinico Gemelli à Rome ainsi que le Sant'Orsola-Malpighi à Bologne. Ces cliniques allient excellence des soins à une intense activité de recherche et à un rayonnement international.
L'un des facteurs clés de ce succès réside dans la richesse du tissu de recherche : de nombreux établissements de premier plan détiennent le statut « Istituto di Ricovero e Cura a Carattere Scientifico (IRCCS) » et sont ainsi étroitement associés à la mission de recherche publique.
Meilleurs hôpitaux : sur quoi reposent les classements
Ce type d'évaluation prend généralement en compte l'expérience des patients, les avis des spécialistes, les résultats en matière de qualité (y compris les résultats rapportés par les patients eux-mêmes), le degré de spécialisation, la recherche et la capacité d'innovation. Les établissements qui font référence en oncologie, cardiologie, médecine de transplantation et soins intensifs obtiennent des résultats particulièrement élevés. Le tableau n'est pas homogène : si les régions du nord et certaines grandes métropoles offrent une médecine de pointe, les hôpitaux des territoires moins développés se débattent avec des financementsinsuffisants, des pénuries de personnel et des infrastructures vieillissantes.
Par ailleurs, la vocation universelle du système de santé reste un facteur de stabilité : le Servizio Sanitario Nazionale (SSN) garantit un large accès aux soins et soutient des programmes visant à renforcer de manière systématique la qualité et la prévention .
Investissements dans le personnel, les infrastructures et le numérique
Pour que l'excellence se diffuse à l'échelle nationale, des investissements ciblés dans le personnel, les infrastructures et la transformation numérique sont indispensables : télémédecine, dossiers patients électroniques, indicateurs de qualité fondés sur les données. Les établissements qui sauront rendre la qualité des soins mesurable, articuler recherche et pratique clinique, et intégrer systématiquement l'expérience des patients seront ceux qui réussiront.
41 classements au sommet, c'est un signal fort : ils illustrent la capacitémédicale de l'Italie, mais aussi l'impératif de rendre cette qualité durablement accessible dans toutes les régions.
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