À vrai dire, je n'aurais jamais imaginé me retrouver un jour dans la Galleria Vittorio Emanuele II à Milan. J'en avais entendu parler depuis longtemps, à travers des récits, des photos, la télévision et des vidéos. Mais connaître un lieu et s'y trouver vraiment sont deux choses bien différentes. Dès que l'on entre, le regard se lève automatiquement vers le haut et on s'arrête : la coupole de verre, la lumière, l'espace. Tout cela dégage une grandeur monumentale et une beauté saisissante.
Début de la construction de la Galerie : 1865
Un peu d'histoire. La construction de la galerie a débuté dès 1865 et elle a été nommée en l'honneur du premier roi de l'Italie unifiée, Vittorio Emanuele II. Ce n'est pas simplement une galerie marchande, c'est un véritable symbole de Milan. Elle relie la piazza del Duomo au Teatro alla Scala et tout le monde y passe : touristes, habitants, personnes se rendant au travail ou simplement curieux de voir.
Je m'y trouvais après les fêtes du Nouvel An. Les sapins de Noël, les guirlandes lumineuses, les illuminations festives étaient encore là, et l' atmosphère était chaleureuse et animée. Tout brille, tout est beau, on avance lentement, on regarde autour de soi et on s'imprègne de cette atmosphère si particulière à Milan. Il y a bien sûr beaucoup de monde, mais cela ne gêne pas du tout. Bien au contraire, cela donne encore plus de vie au lieu.

Cette galerie, bien plus que du shopping
Ce qui m'a particulièrement impressionné : la galerie n'est pas seulement un espace de shopping. Lorsque l'on lève les yeux, on découvre une beauté extraordinaire : peintures ornementales, décors sculptés, mosaïques et fresques sur les murs et sous la coupole. Il ne s'agit pas de tableaux au sens classique du terme, mais cet ornement artistique fait l'effet d'un musée suspendu au-dessus des visiteurs. On comprend alors que ce lieu ne parle pas seulement de luxe, mais aussi d'art et d'architecture.
La galerie accueille les plus grandes maisons de couture de luxe du monde : Prada, Louis Vuitton, Gucci, Versace et bien d'autres. Ce qui m'a particulièrement fasciné : certaines de ces maisons existent depuis plus de 100 ans. Prada a été fondé dès 1913 et Louis Vuitton au milieu du XIXe siècle. Il ne s'agit donc pas simplement de mode, mais d'histoire, de statut et d'une tradition qui s'est construite sur des décennies .
Un sac Prada aux alentours de 5 000 euros
J'ai naturellement regardé les prix. J'ai vu un sac Prada à environ 5 000 euros. Oui, je l'ai vu. Et oui, je l'ai même, très honnêtement, brièvement touché. Le cuir est parfait, la forme magnifique, la qualité perceptible au toucher. Mais je me suis retrouvé là à me demander : est-ce que je l'achèterais ? Et ma réponse honnête était : non. Je préférerais m'offrir un billet pour la Scala , vivre une expérience musicale et garder des souvenirs pour la vie, plutôt que de posséder un unique sac très onéreux. Même s'il s'agit de Prada ou de Louis Vuitton. Pour moi, c'est davantage quelque chose à admirer qu'à posséder.

Ces prix tiennent à mon avis non seulement à la marque, mais aussi à l'emplacement. En plein centre-ville, au cœur de Milan, dans un bâtiment historique traversé par un flot constant de visiteurs. Les loyers y sont certainement extrêmes, ce qui se reflète naturellement dans les prix. Tout près, on trouve des hôtels cinq étoiles avec vue sur la galerie, ainsi que des restaurants et des cafés où il fait bon s'asseoir, boire un café et observer la belle vie urbaine qui s'anime tout autour.




