Zum Inhalt springen

Réforme en Italie : la citoyenneté pour les descendants fortement restreinte

3 min de lecture
Le monument national à Victor-Emmanuel II à Rome : l'Italie a réformé son droit de la nationalité et a sensiblement restreint le principe de filiation, jusqu'alors très généreux.
Le monument national à Victor-Emmanuel II à Rome : l'Italie a réformé son droit de la nationalité et a sensiblement restreint le principe de filiation, jusqu'alors très généreux. (Foto: © Bastian Glumm)
Partager:

L'Italie a réformé son droit de la nationalité, traditionnellement généreux, et a considérablement restreint l'acquisition de la nationalité italienne par filiation via la descendance. Une modification législative en ce sens a été adoptée au printemps 2025, puis confirmée par le Parlement. Depuis lors, ce que l'on appelle le ius sanguinis, c'est-à-dire la transmission de la nationalité par filiation, est interprété de manière nettement plus stricte.

La fin d'une règle très libérale

Pendant longtemps, l'Italie a été l'un des pays appliquant les règles les plus généreuses en matière de nationalité par filiation. Quiconque pouvait établir sa descendance directe d'un ancêtre italien avait en principe droit à un passeport italien, même si cet ancêtre remontait à plusieurs générations.

C'est notamment en Amérique du Sud que de nombreuses personnes ont eu recours à cette possibilité. Des pays comme l'Argentine ou le Brésil abritent une diaspora italienne particulièrement importante, des millions d' Italiens ayant émigré vers ces contrées à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Le gouvernement entend mettre fin aux abus

Avec cette réforme, le gouvernement souhaite conditionner plus étroitement l'accès à la nationalité à un lien réel avec l'Italie. Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a déclaré, après la décision du Conseil des ministres, que le principe du ius sanguinis demeurait en vigueur, mais devait être clairement encadré afin d'éviter les abus et une commercialisation des passeports italiens. L'agence ANSAa également rendu compte de cette décision.

Désormais limité aux parents ou grands-parents

La réforme repose essentiellement sur une restriction significative de la transmission automatique de la nationalité. Selon ANSA , le ius sanguinis désormais limitée en principe à deux générations : est considéré comme citoyen italien de naissance uniquement celui qui a au moins un parent ou un grand-parent né en Italie.

De son côté, Corriere della Sera a écrit, juste après la décision du Conseil des ministres, que les demandes fondées sur les anciennes règles n'étaient plus recevables et que la citoyenneté ne serait plus transmise qu'jusqu'à la génération des grands-parents .

La réforme suscite de vifs débats en Italie

La réforme a immédiatement déclenché un débat politique en Italie. Comme le rapportait La Repubblica , le gouvernement a présenté la nouvelle réglementation comme une protection contre des revendications excessives sans véritable lien avec l'Italie. Des critiques se sont toutefois élevées, notamment à l'égard des descendants d'émigrés italiens dont les racines familiales sont bien ancrées en Italie, mais remontent à des générations plus lointaines.

Le fait que ce sujet ait également divisé au sein de la majorité gouvernementale est apparu dans un autre article de La Repubblica, qui évoquait des tensions au sein de la droite modérée. En mai 2025, le décret a finalement été définitivement converti en loi, comme l'a rapporté ANSA. Le durcissement des conditions d'accès à la citoyenneté a ainsi été officiellement entériné.

Des millions de descendants pourraient être concernés

Pour de nombreux descendants d'émigrés italiens, la réforme pourrait avoir des conséquences considérables. Ceux qui ne peuvent attester de leurs racines italiennes qu'à travers des générations plus anciennes auront désormais bien moins de chances d'obtenir un passeport italien. Les personnes vivant dans des pays dotés d'une importante Diaspora italienne, comme l'Argentine, le Brésil ou les États-Unis, sont particulièrement touchées.

Les personnes déjà reconnues comme citoyens italiens conservent leur statut. Pour les nouveaux demandeurs, en revanche, l'accès à la citoyenneté italienne est devenu nettement plus difficile depuis la réforme.

Partager:

Cet article vous a plu ?

Recevez alors chaque dimanche les derniers articles sur la vie en Italie directement dans votre boîte de réception.


Ceci pourrait également vous intéresser