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De l'interdiction du bikini à l'amende pour déchets : ce que l'Italie peut coûter cher

4 min de lecture
Foto: © Bastian Glumm
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L'Italie séduit par ses côtes ensoleillées, ses vieux quartiers pittoresques et ses plaisirs culinaires sans égal. Pourtant, quiconque se laisse aller à quelques imprudences entre un aperitivo et une chaise longue risque de ramener dans ses bagages, en plus des souvenirs, de coûteux procès-verbaux . Ces dernières années, de nombreuses villes et régions ont durci leurs réglementations : de petites inattentions peuvent désormais coûter très cher.

Règles vestimentaires, comportementales et de séjour

Dans certaines villes italiennes, le simple choix de la tenue peut attirer l'attention des forces de l'ordre. Se promener en bikini ou en maillot de bain dans les rues de Sorrente, Portofino ou de Rome expose à des amendes de plusieurs centaines d'euros. Il est également interdit, en de nombreux endroits, de se rafraîchir spontanément dans les fontaines historiques : à Forio sur Ischia , l'amende peut atteindre 500 euros.

L'accès à certains sites très fréquentés est en partie réglementé. En 2025, Venise a appliqué, certains jours sélectionnés, un droit d'entrée sous forme de billet en ligne : se présenter sans réservation valide exposait à une amende. À l'issue de la phase de test de cette année, la mesure est actuellement suspendue, mais la ville se réserve la possibilité de la réactiver. Même à la plage, des règles s'imposent : à Stintino en Sardaigne, étaler simplement sa serviette sur le sable sans louer un transat coûte 100 euros. À Florence, un picknick sur des places historiques peut être sanctionné d'une amende comprise entre 150 et 500 euros. L'achat de contrefaçons de marques est particulièrement onéreux : les amendes peuvent atteindre 7 000 euros et, dans les cas graves, une peine d'emprisonnement est possible.

Tarifs élevés et hausses de prix sur les plages italiennes

Qui souhaite profiter des côtes italiennes a tout intérêt à prévoir un budget vacances généreux. Dans des établissements exclusifs comme la plage Twiga à Forte dei Marmi, une « Imperial Tent » peut coûter jusqu'à 1 500 euros par jour. Mais même les stations balnéaires moins huppées ne sont plus bon marché : les vacanciers paient désormais en moyenne environ 212 euros par semaine pour deux transats et un parasol , soit 17 % de plus qu'il y a quelques années. À Rimini, traditionnellement une destination balnéaire abordable, les prix ont également augmenté. À cela s'ajoute le fait que la restauration, les boissons et les loisirs sont aujourd'hui souvent jusqu'à 30 % plus chers qu'avant la période Covid.

Circulation dans une ville côtière italienne : ne pas respecter le code de la route expose à de lourdes amendes. (Photo : © Bastian Glumm)
Circulation dans une ville côtière italienne : ne pas respecter le code de la route expose à de lourdes amendes. (Photo : © Bastian Glumm)

Circulation : du smartphone aux pneus hiver

Sur les routes du pays, la prudence s'impose. Téléphoner sans kit mains libres expose à de sévères amendes, à des points de pénalité et, en cas de récidive, au retrait du permis de conduire ; la référence en la matière est l'art. 173 du code de la route italien. Circuler avec des pneus hiver après le 15 mai peut entraîner des amendes à trois ou quatre chiffres. Même de légers excès de vitesse sont sanctionnés : en agglomération, dix kilomètres par heure de trop peuvent déjà coûter cher.

Des pièges financiers guettent également aux péages. Une entrée accidentelle dans la voie Telepass ou des paiements non correctement finalisés donnent souvent lieu à des rappels. Certains tronçons sont équipés d'une lecture automatique des plaques d'immatriculationimposant un règlement dans les délais. Depuis que l'Allemagne et l'Italie échangent à nouveau leurs données de circulation, les avis d'amende parviennent aux voyageurs bien après leur retour.

Déchets : amendes maximales pour les jets depuis un véhicule

Une réglementation particulièrement stricte concerne, depuis début août, le fait de jeter des déchets sans précaution depuis un véhicule. La sanction s'applique dès lors que l'infraction est clairement documentée : une seule photo exploitable ou une courte vidéo de la plaque d'immatriculation peut suffire comme preuve. Pour de petits déchets comme des mégots de cigarettes ou des mouchoirs, les amendes peuvent atteindre 1 188 euros.

Jeter par la fenêtre des objets plus volumineux tels que des bouteilles, des canettes ou des sacs expose à des amendes de 1 500 à 18 000 euros ; dans les zones protégées sensibles, des poursuites pénales peuvent en outre être engagées, pouvant aller jusqu'à l'arrestation dans les cas graves. À titre de sanctions accessoires, le retrait du permis de conduire pour une durée pouvant atteindre six mois ainsi que la saisie du véhicule sont possibles, notamment pour les voitures de société.

Pièges à touristes et frais cachés

Outre les amendes officielles, des pièges classiques guettent les visiteurs. Certains restaurants omettent d'afficher les prix sur la carte, pour présenter ensuite une addition exorbitante. Les loueurs de voitures attirent avec des tarifs journaliers attractifs, avant d'y ajouter de coûteuses assurances complémentaires. La fausse monnaie rendue, les guides autoproclamés ou les vendeurs qui imposent des bracelets de l'amitié font également partie des stratagèmes courants.

Voyager en Italie en toute sérénité

Pour profiter pleinement de ses vacances en Italie, mieux vaut se renseigner à l'avance, respecter les règles et rester attentif aux prix. Avec un peu de prudence, il est possible d'éviter bien des mauvaises surprises et de conserver un souvenir radieux du soleil italien, sans procès-verbaux ni dépenses superflues.

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