L'Italie aborde le Carnavalavec le vent en poupe. Selon les dernières analyses du ministère italien du Tourisme le taux d'occupation des hébergements durant la semaine du Carnaval atteint environ 41 %. L'Italie devance ainsi plusieurs concurrents européens de premier plan, notamment l'Espagne, la Grèce et la France. Par rapport à l'année précédente, cela représente en outre une nouvelle progression.
Ces données sont issues de l'analyse des grandes plateformes de réservation en ligne et constituent un indicateur avancé de l'activité touristique réelle. Les city-trips de courte durée et les séjours événementiels autour des grandes manifestations festives y apparaissent de façon particulièrement marquée.
Le Carnaval, moteur économique à l'échelle nationale
Le Carnaval est depuis longtemps bien plus qu'un événement culturel : c'est aussi un moteur économique de premier ordre. Le ministère du Tourisme évalue l'impact économique global des manifestations carnavalesques à l'échelle du pays à nettement plus d'un milliard d'euros. Cela inclut les nuitées, la restauration, les transports, les entrées ainsi que les offres touristiques associées.
On notera la large répartition géographique du phénomène. Contrairement à certains grands événements ponctuels, l' intérêt des visiteurs ne se concentre pas sur une seule ville, mais se répartit sur de nombreuses localités dotées de leur propre tradition carnavalesque.
Les grands centres du Carnaval attirent une clientèle internationale
Parmi les principales destinations, le Carnaval de Venise se distingue par ses masques historiques, ses costumes et ses manifestations au cœur de la cité lagunaire. Le Carnaval de Viareggio, en Toscana, est lui aussi très prisé, réputé pour ses chars monumentaux aux thèmes satiriques. À Ivrea, dans le Piémont, la traditionnelle bataille des oranges attire chaque année l'attention internationale.
D'autres hauts lieux festifs méritent d'être mentionnés : Acireale en Sicile, avec ses chars richement décorés et ses installations lumineuses, ainsi que Putignano en Apulie, dont le Carnaval compte parmi les plus anciens d'Europe. Nombre de ces manifestations s'étalent sur plusieurs semaines, créant ainsi des occasions de voyagesupplémentaires.
Le ministère mise sur une répartition saisonnière équilibrée
Selon la ministre du Tourisme Daniela Santanchè, la période du Carnaval illustre avec éclat la solidité structurelle du tourisme italien : des manifestations réparties dans de nombreuses régions et à des moments variés permettent de mieux distribuer les flux de visiteurs . Cela contribue à stabiliser l'activité touristique et à réduire les pics de fréquentation saisonniers.
De l'avis du ministère, cela confirme une nouvelle fois la compétitivité internationale de l'offre touristique italienne, portée par la diversité culturelle, les traditions régionales et une densité élevée d'événements.




