Zum Inhalt springen

Lumière dans la nuit : la messe de Pâques en l'église Sant'Artema

4 min de lecture
Foto: © Bastian Glumm
Partager:

Ce fut une nuit qui restera longtemps gravée dans nos cœurs. Un soir de printemps ordinaire à Monterusciello près de Naples : obscurité, silence, rues désertes. Mais sous cette apparente quiétude couvait déjà une espérance discrète, une attente chargée de tension. Car nous allions assister à la messe de nuit en l' Chiesa Sant'Artema, la seule église au monde dédiée à saint Artémas de Pozzuoli . Cette église paroissiale moderne se trouve Via Amedeo Modigliani 2C à Monterusciello, quartier rattaché à Pozzuoli.

La messe de nuit, une tradition bien ancrée en Italie

Vers vingt-deux heures, les fidèles ont commencé à se rassembler. En Italie, cette tradition, la messe de nuit célébrée lors des grandes fêtes comme Pâques , est très appréciée. Dans de nombreuses familles, c'est un véritable rituel : se rendre à l'église au cœur de la nuit, quand tout dort. Cette heure nocturne a quelque chose de sacré, de mystérieux.

L'église nous a accueillis dans une obscurité totale. Pas de lumière, pas de bougies, rien que des ombres et des sensations. Le symbole était saisissant. Les ténèbres précèdent la naissance de la lumière. Nous étions assis ou debout, immobiles, presque sans respirer.

Chaque participant à la messe de nuit a reçu une petite bougie. (Photo : © Bastian Glumm)
Chaque participant à la messe de nuit a reçu une petite bougie. (Photo : © Bastian Glumm)

Les servants d'autel ont apporté un grand cierge dans la nef

Le curé a commencé par une prière recueillie et profonde. Chaque mot résonnait avec plus de sens qu'à l'ordinaire. Puis les servants d'autel ont fait leur entrée : ils portaient un grand cierge dans la nef. Un beau cierge richement orné, qu'ils tenaient avec révérence, comme s'ils transportaient quelque chose de sacré entre leurs mains. On disait que cette flamme venait de Jérusalem. Même ceux qui ne saisissaient pas pleinement ce que cela signifiait le sentaient d'emblée : c'était quelque chose d'exceptionnel.

Ce grand cierge a été placé au centre de l'église, devenant ainsi le foyer, la source de lumière. À partir de lui, le feu a été transmis, de main en main, rangée après rangée. Chacun tenait une petite bougie. Et lorsqu'elle s'allumait, c'était comme un petit miracle. Non pas à cause du feu lui-même, mais de la façon dont tout cela se déroulait. Avec soin. Avec prière. Avec espérance.

L'église tout entière baignée dans une douce lumière de bougies

Quand presque toute l'église était baignée dans une douce lumière de bougies, un jeune homme s'est mis soudain à chanter un verset biblique . Pas à le lire, mais à le chanter de toute son âme. Sa voix a empli l'espace. Pas fort, mais vivante, chaude, comme la flamme elle-même. Ce chant, ces mots, allaient droit au cœur. On aurait dit que l'air même de l'église était suspendu à son souffle.

Une odeur de cire se mêlait à un léger parfum de fumée et à la présence de tous ces fidèles venus le cœur ouvert. L'atmosphère était presque surnaturelle, et pourtant profondément humaine. Nous regardions nos bougies, les visages autour de nous, le grand cierge, et il semblait que nous faisions tous partie d'une seule et même lumière vivante.

La moderne Chiesa Sant'Artema est la seule église au monde dédiée à saint Artémas de Pozzuoli. (Photo : © Bastian Glumm)
La moderne Chiesa Sant'Artema est la seule église au monde dédiée à saint Artémas de Pozzuoli. (Photo : © Bastian Glumm)

Une nuit où la lumière est née

Puis les mots célèbres de l' Ancien Testament ont été prononcés :

« Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. »

Et lorsqu'on entend ces mots après avoir vécu tout cela, lorsqu'on tient soi-même la lumière dans ses mains, on comprend. Ce ne sont pas de vieilles paroles. C'est un témoignage. La preuve que même dans les ténèbres les plus profondes, un commencement est possible. Il y a la foi. Il y a l' espérance.

Nous étions là. Nous l'avons vu. Et nous l'avons ressenti. Ce fut une nuit où la lumière est née. Et elle est restée, en chacun de nous.

Partager:

Cet article vous a plu ?

Recevez alors chaque dimanche les derniers articles sur la vie en Italie directement dans votre boîte de réception.


Ceci pourrait également vous intéresser